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Choc culturel inversé : 5 clés pour surmonter la déprime du retour en France

  • Photo du rédacteur: Coralie Marichez
    Coralie Marichez
  • 30 mars
  • 3 min de lecture
femme assise au bord de l'eau

On nous prépare au départ, aux visas, à la recherche d’appartement à l’autre bout du monde. Mais personne ne nous prépare au silence et au vide qui suit le retour...


On rentre avec une valise pleine de souvenirs, une nouvelle version de nous et parfois avec l'idée un peu naïve que l’on va "reprendre sa vie là où on l'avait laissée". Que les gens nous attendaient. Que la vie y sera plus facile car on sera cette fois on sera en terre connue.


Puis, la réalité frappe. On se sent comme un étranger dans sa propre ville. On devient irritable face au pessimisme ambiant, à la lenteur administrative, ou au manque de curiosité des proches qui, après dix minutes d'écoute, passent à autre chose... On voudrait voir nos potes de toujours mais ils sont débordés. Par leur quotidien. Par leurs habitudes. Leurs amis qu'ils ont eu à leurs côtés toutes ces années.


Ce sentiment de décalage profond et cette déprime du retour a un nom : c'est ce qu'on appelle le choc culturel inversé. j'en parlais ici aussi d'ailleurs.


En tant que Thérapeute, Coach et ancienne expatriée, je sais ô combien ce n'est pas de l'ingratitude... mais une véritable zone de turbulences identitaires.



Mais alors, qu’est-ce que le choc culturel inversé ?


Le choc culturel inversé, c’est ce déphasage psychologique que l'on ressent quand notre environnement familier ne correspond plus à notre "nouveau moi". Vous avez évolué, vos horizons se sont élargis, mais votre pays d'origine, lui, semble être resté le même.

C’est ce qu’on appelle une crise d'identité post-expatriation. On ne sait plus trop où l'on appartient : on est "trop français" à l'étranger, et "plus assez français" ici.



Les symptômes : Pourquoi je me sens si mal ?


Si vous ressentez les signes suivants, sachez que vous n'êtes pas seul(e) et que c'est une étape documentée du retour :

  • Sentiment d'isolement : L’impression que personne ne comprend vraiment ce que vous avez vécu.

  • Irritabilité constante : Une critique acerbe envers le fonctionnement de la France.

  • Fatigue émotionnelle : Faire semblant d'être "enfin rentré" demande une énergie folle.

  • La déprime du retour : Un sentiment de vide, comme si le meilleur de votre vie était derrière vous.


5 clés pour surmonter la déprime du retour d'expatriation


Pour ne pas laisser ce choc culturel se transformer en dépression, il faut agir sur son monde intérieur :


1. Valider l’émotion plutôt que de la juger

Arrêtez de se dire : "Je devrais être heureux(se) d'être proche de ma famille". Le deuil de votre vie d'avant est légitime... Nommer cette tristesse, c'est déjà commencer à la soigner. =)


2. Devenir un "touriste" dans sa propre ville

Puisque vous avez un regard neuf, utilisez-le ! Allez dans des quartiers où vous n'êtes jamais allé, testez de nouvelles adresses. Ne cherchez pas à retrouver votre routine de 2018 ; créez-en une version 2026 qui vous ressemble aujourd'hui.


3. Entretenir son "identité internationale"

Le retour ne doit pas signifier l'effacement de votre expérience. Continuez à cuisiner les plats de votre pays d'accueil, lisez la presse étrangère, ou entourez-vous d'autres anciens expatriés. Ils sont les seuls à ne pas lever les yeux au ciel quand vous commencez une phrase par "Quand j'étais à...".


4. Accepter que le temps du retour est un "temps long"

On ne se réinstalle pas en trois mois. Il faut parfois un cycle complet de saisons pour se sentir à nouveau chez soi. Soyez patient avec votre propre rythme.


5. Se faire accompagner pour intégrer l’expérience

Parfois, le décalage est trop douloureux pour être géré seul. La thérapie ou le coaching permettent de faire le tri : qu'est-ce que je garde de mon expatriation ? Qu'est-ce que je laisse derrière moi ? Comment construire ma "troisième voie" ici ?



Conclusion : Le retour n'est pas une fin, c'est une mutation


Le retour en France n'est pas un échec, ni un retour en arrière. C'est l'étape ultime de votre voyage : l'intégration. C'est le moment où vous apprenez à faire cohabiter la personne que vous étiez avant de partir avec celle, bien plus riche, que vous êtes devenue.

Si vous avez l'impression de "stagner" dans ce tunnel du retour, ne restez pas seul(e) avec votre blues. Mettre des mots sur ce décalage, c'est déjà commencer à retrouver sa place !!


Où en êtes-vous dans votre retour ? Ressentez-vous ce décalage ou avez-vous réussi à trouver votre équilibre ?


Besoin d'un espace pour poser vos valises émotionnelles ? Je vous accompagne pour transformer ce choc du retour en un nouveau départ solide. Prendre rendez-vous ici

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